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La périménopause correspond à la période de transition hormonale qui précède la ménopause. Elle peut débuter dès la mi-trentaine ou le début de la quarantaine et durer de quelques années jusqu’à l’arrêt complet des menstruations. Durant cette phase, les fluctuations d’œstrogènes et de progestérone influencent de nombreux systèmes du corps : métabolisme, humeur, sommeil, digestion et composition corporelle.

Symptômes fréquents de la périménopause

Les symptômes varient énormément d’une femme à l’autre. L’intensité des symptômes et les combinaisons de symptômes ne seront pas les mêmes pour toutes. 

Symptômes fréquents de la périménopause

Les symptômes varient énormément d’une femme à l’autre, tant en intensité qu’en combinaison.

Symptômes hormonaux et physiologiques

  • Cycles menstruels irréguliers (plus courts, plus longs, flux variable)

  • Sensibilité ou douleur aux seins

  • Bouffées de chaleur et sueurs nocturnes

  • Prise de gras, surtout abdominale

  • Perte de masse musculaire

  • Rétention d’eau et cellulite plus marquée

Symptômes digestifs et métaboliques

  • Constipation ou digestion ralentie

  • Ballonnements

  • Moins bonne tolérance au sucre et aux glucides raffinés

  • Fluctuations d’énergie importantes

Symptômes neurologiques et psychologiques

  • Anxiété accrue

  • Irritabilité

  • Brouillard mental

  • Troubles du sommeil

  • Baisse de motivation ou de concentration.

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Alimentation à privilégier durant la périménopause

L’objectif nutritionnel n’est pas de « contrôler les hormones », mais de soutenir le foie, l’intestin, la glycémie et l’inflammation afin d’aider le corps à mieux gérer les fluctuations hormonales.

1. Protéines suffisantes et réparties sur la journée

Les besoins en protéines augmentent avec l’âge afin de préserver la masse musculaire et la sensibilité à l’insuline.

  • Viser ~1,6 à 2,0 g/kg de poids corporel

  • Sources : œufs, poisson, volaille, tofu, tempeh, yogourt grec, légumineuses

2. Fibres pour l’élimination hormonale

Les fibres soutiennent le microbiote intestinal et l’élimination des œstrogènes via les selles.

  • Légumes crucifères : brocoli, chou-fleur, chou de Bruxelles

  • Fruits riches en fibres : framboises, poires, pommes

  • Graines de lin moulues (1–2 c. à soupe/jour)

3. Bons gras anti-inflammatoires

Ils soutiennent le cerveau, la stabilité de l’humeur et la santé cardiovasculaire.

  • Oméga-3 : poissons gras (saumon, sardines), graines de chia, noix

  • Gras mono-insaturés : avocat, huile d’olive

4. Glucides intelligents

Les glucides ne sont pas à éliminer, mais à choisir stratégiquement.

  • Prioriser les glucides complexes : riz, quinoa, patates, avoine

  • Éviter les pics glycémiques répétés (sucres rapides, produits ultra-transformés)

5. Micronutriments clés

  • Magnésium : gestion du stress, sommeil

  • Zinc : équilibre hormonal

  • Vitamine B6 : soutien de la progestérone

  • Fer (au besoin, selon les pertes menstruelles)


Entraînement à privilégier durant la périménopause

Contrairement aux croyances populaires, s’entraîner plus fort et plus intelligemment devient essentiel, mais le volume et la récupération doivent être adaptés.

1. Entraînement en résistance (priorité #1)

  • 3 à 4 séances/semaine

  • Charges modérées à lourdes

  • Objectif : préserver la masse musculaire, la densité osseuse et le métabolisme

2. Cardio stratégique

  • Zone 2 (effort modéré) pour la santé cardiovasculaire

  • Intervalles courts et contrôlés pour la sensibilité à l’insuline

  • Éviter l’excès de cardio long à haute intensité

3. Gestion du stress et récupération

  • Mobilité, yoga, respiration

  • Sommeil prioritaire

  • Journées de récupération active

4. Adapter selon la phase du cycle (quand présent)

  • Phase folliculaire : plus de force et d’intensité

  • Phase lutéale : plus de récupération, charges légèrement réduites


À retenir

La périménopause n’est pas un déclin, mais une transition. Avec une alimentation adaptée, un entraînement structuré et une meilleure compréhension du corps, il est possible de se sentir forte, énergique et confiante durant cette période.


Références

  • North American Menopause Society (NAMS). Menopause Practice: A Clinician’s Guide

  • Santoro, N., et al. (2015). Perimenopause: From Research to Practice. Journal of Women’s Health

  • Arevalo, M., et al. (2020). Exercise and the Perimenopausal Woman. Endocrine Reviews

  • Ruan, X., & Mueck, A. O. (2015). Systematic review of phytoestrogens and menopause. Climacteric

  • Devries, M. C., & Phillips, S. M. (2015). Supplemental protein in support of muscle mass and health. American Journal of Clinical Nutrition